Quello che chiamiamo “opposizione” non nasce da un conflitto interno o esterno reale, ma dal modo in cui stiamo guardando una situazione. È qui che spesso prende forma il paradosso: ciò che appare inconciliabile non lo è nella realtà, ma nella lettura che ne stiamo facendo.
Nel lavoro come nella vita diciamo spesso: qui ci sono due posizioni opposte. E da lì il confronto si irrigidisce. Si prende posizione. Si sceglie un lato. Oppure ci si blocca, per paura di perdere qualcosa. Ma non sempre ciò che appare opposto lo è davvero.
Dietro questa lettura c’è un bisogno profondo e comprensibile: dare ordine alla realtà.
Dividere aiuta a capire. Separare aiuta a orientarsi. La mente funziona così: traccia linee, distingue, confronta. Il problema nasce quando dimentichiamo che quelle linee … non sono la realtà, ma un modo per leggerla.
L’errore non è vedere due lati. L’errore è credere che l’opposto sia una proprietà della realtà. Spesso ciò che chiamiamo “opposto” è semplicemente la stessa cosa osservata da un altro punto. Non è la realtà a essere divisa. È lo sguardo a essere lineare.
Se guardiamo una realtà circolare con uno sguardo lineare, gli opposti sembrano inevitabili. Ma se cambiamo prospettiva, ci accorgiamo che non si tratta di opposti, bensì di qualità diverse della stessa cosa. Stabilità e cambiamento. Decisione e ascolto. Direzione e apertura. Non si escludono. Non si annullano. Coesistono, a seconda del punto da cui le osserviamo.
Quando trattiamo queste qualità come opposte: creiamo conflitti inutili, irrigidiamo le scelte, semplifichiamo eccessivamente la realtà. Quando invece le riconosciamo come parti della stessa forma, il conflitto si ridimensiona le decisioni diventano più mature lo spazio di manovra si amplia. Non perché il problema scompare, ma perché lo stiamo guardando meglio.
Forse il punto non è scegliere tra due lati. Ma riconoscere che ciò che appare opposto è spesso la stessa cosa vista da angolazioni diverse. E chiedersi, ogni tanto: sto reagendo a un’opposizione reale, o a un limite del mio modo di guardare?
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Des qualités différentes
Ce que nous appelons « opposition » ne naît pas d’un conflit interne ou externe réel, mais de la manière dont nous regardons une situation. C’est souvent là que le paradoxe prend forme : ce qui apparaît inconciliable ne l’est pas dans la réalité, mais dans la lecture que nous en faisons.
Dans le travail comme dans la vie, nous disons souvent : ici, il y a deux positions opposées. Et à partir de là, l’échange se rigidifie. On prend position. On choisit un camp. Ou bien on se fige, par peur de perdre quelque chose. Mais ce qui apparaît opposé ne l’est pas toujours réellement.
Derrière cette lecture se cache un besoin profond et compréhensible : donner de l’ordre à la réalité.
Diviser aide à comprendre. Séparer aide à s’orienter. L’esprit fonctionne ainsi : il trace des lignes, distingue, compare. Le problème apparaît lorsque nous oublions que ces lignes ne sont pas la réalité, mais une manière de la lire.
L’erreur n’est pas de voir deux côtés. L’erreur est de croire que l’opposé est une propriété de la réalité. Souvent, ce que nous appelons « opposé » est simplement une même chose observée depuis un autre point de vue. Ce n’est pas la réalité qui est divisée. C’est le regard qui est linéaire.
Si nous observons une réalité circulaire avec un regard linéaire, les opposés semblent inévitables. Mais si nous changeons de perspective, nous nous rendons compte qu’il ne s’agit pas d’opposés, mais de qualités différentes d’une même chose. Stabilité et changement. Décision et écoute. Direction et ouverture. Elles ne s’excluent pas. Elles ne s’annulent pas. Elles coexistent, selon le point à partir duquel nous les observons.
Lorsque nous traitons ces qualités comme opposées, nous créons des conflits inutiles, nous rigidifions les choix, nous simplifions excessivement la réalité. Lorsque, au contraire, nous les reconnaissons comme faisant partie d’une même forme, le conflit se relativise, les décisions deviennent plus mûres, l’espace de manœuvre s’élargit. Non pas parce que le problème disparaît, mais parce que nous le regardons mieux.
Peut-être que l’enjeu n’est pas de choisir entre deux côtés.
Mais de reconnaître que ce qui apparaît opposé est souvent une même réalité vue sous des angles différents. Et de se demander, de temps en temps : suis-je en train de réagir à une opposition réelle, ou à une limite de ma manière de regarder ?


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