Complessità: quando la realtà smette di essere lineare! Dopo aver parlato di pensiero critico, il passo successivo è quasi inevitabile: la complessità.
Perché il pensiero critico serve proprio quando la realtà smette di rispondere a logiche semplici, lineari, immediate; e questo accade molto più spesso di quanto siamo disposti ad ammettere.
La realtà non è lineare. Eppure, la trattiamo come se lo fosse.
Succede quando cerchiamo una causa unica, una spiegazione rapida, una soluzione valida per tutti, magari saltando alla conclusione. Questo succede perché ci fa sentire al sicuro. Una zona comfort. Il problema è che le soluzioni semplici applicate a problemi complessi non semplificano, molto spesso, le soluzioni semplici creano danni. Quante volte un attenzione diversa avrebbe potuto evitare conseguenze ben più gravi?
Quando osserviamo solo ciò che accade “qui e ora”, perdiamo il resto del contesto, e il resto del contesto è spesso ciò che conta davvero, e richiede tempo, cosa che spesso non ci sembra di avere.
La complessità non vive quasi mai in ciò che è visibile, vive nell’implicito:
· nelle interdipendenze,
· nei ritardi tra azione ed effetto,
· negli effetti collaterali non previsti,
· nelle dinamiche che si attivano dopo, non subito.
Allenare lo sguardo alla complessità non significa diventare più intelligenti, significa diventare meno frettolosi, vuol dire smettere di chiedersi subito “perché è successo?” e iniziare a chiedersi “con che cosa è in relazione?”.
Non per controllare la complessità ma per viverla con più lucidità, sapendo che non tutto è immediato, che non tutto è misurabile, che non tutto si risolve isolando un singolo elemento e gestendo la complessità a vari livelli.
La complessità richiede una postura diversa.
· Meno reattiva,
· Più sistemica,
· Più paziente,
· Più analitica.
È scomoda, perché non dà risposte rapide, ma è l’unico spazio in cui possono emergere decisioni più giuste, azioni più responsabili, relazioni più sane.
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Complexité : quand la réalité cesse d’être linéaire ! Après avoir parlé de pensée critique, l’étape suivante est presque inévitable : la complexité.
Car la pensée critique devient essentielle précisément lorsque la réalité cesse de répondre à des logiques simples, linéaires et immédiates. Et cela arrive bien plus souvent que nous ne sommes prêts à l’admettre.
La réalité n’est pas linéaire. Et pourtant, nous la traitons comme si elle l’était.
Cela se produit lorsque nous cherchons une cause unique, une explication rapide, une solution valable pour tous, parfois en sautant directement aux conclusions. Nous faisons cela parce que cela nous rassure. C’est une zone de confort.
Le problème, c’est que les solutions simples appliquées à des problèmes complexes ne simplifient pas ; bien souvent, elles causent des dégâts. Combien de fois une attention différente aurait-elle pu éviter des conséquences bien plus graves ?
Lorsque nous observons uniquement ce qui se passe « ici et maintenant », nous perdons le reste du contexte. Et le reste du contexte est souvent ce qui compte vraiment — et cela demande du temps, une ressource dont nous avons souvent l’impression de manquer.
La complexité ne vit presque jamais dans ce qui est visible ; elle vit dans l’implicite :
• dans les interdépendances,
• dans les délais entre l’action et l’effet,
• dans les effets secondaires imprévus,
• dans les dynamiques qui s’activent plus tard, et non immédiatement.
Entraîner son regard à la complexité ne signifie pas devenir plus intelligent, mais devenir moins pressé. Cela veut dire cesser de se demander immédiatement « pourquoi est-ce arrivé ? » et commencer à se demander « avec quoi est-ce en relation ? ».
Non pas pour contrôler la complexité, mais pour la vivre avec plus de lucidité, en sachant que tout n’est pas immédiat, que tout n’est pas mesurable, que tout ne se résout pas en isolant un seul élément, et que la complexité se joue à plusieurs niveaux.
La complexité exige une posture différente :
• moins réactive,
• plus systémique,
• plus patiente,
• plus analytique.
Elle est inconfortable, parce qu’elle ne donne pas de réponses rapides, mais c’est le seul espace dans lequel peuvent émerger des décisions plus justes, des actions plus responsables et des relations plus saines.


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